Deux dimanches de suite, la finale messieurs du Premier Padel a opposé les mêmes paires. Arturo Coello et Agustín Tapia ont battu Franco Stupaczuk et Jon Sanz 6-3, 6-2 à Rotterdam le 4 octobre 2026, puis 6-2, 7-6 (7-5) à Düsseldorf le 11 octobre. Même vainqueur, mais deux matches qui ne se ressemblent pas. Voici ce qui les distingue.
Les deux finales côte à côte
| | Rotterdam P2 (4 octobre) | Düsseldorf P2 (11 octobre) | | --- | --- | --- | | Score | 6-3, 6-2 | 6-2, 7-6 (7-5) | | Nombre de sets joués | 2 | 2, dont un jeu décisif | | Titre de la saison pour Coello-Tapia | 10e | 11e | | Durée | 1 h 09 (Actu Padel) | non retenue, les médias divergent |
La durée de Düsseldorf n'est pas reprise ici : les comptes rendus donnent des chiffres incompatibles, de moins d'une heure à 1 h 24.
Rotterdam : cinq jeux d'affilée, deux fois
À Rotterdam, Stupaczuk et Sanz disputaient leur première finale en Premier Padel en tant que paire et ont commencé fort. Ils ont mené 2-0 au premier set. Tapia et Coello ont répondu par cinq jeux consécutifs pour gagner la manche 6-3, comme le rapportent La Unión Digital et Padel Magazine.
Même schéma en seconde manche, avec de nouveau cinq jeux d'affilée pour une victoire 6-2. Le match était plié en un peu plus d'une heure. Les numéros un ont d'abord encaissé le choc du départ avant d'imposer un rythme que leurs adversaires n'ont pas su briser.
Actu Padel précise que ce succès les installe à 1 780 points d'avance sur Galán-Chingotto dans la Race. C'est le dixième titre de leur saison.
Düsseldorf : le même départ, un second set serré
Une semaine plus tard, le début de match ressemble au précédent. Stupaczuk et Sanz mènent 2-0, avant que Coello et Tapia ne reprennent la main. D'après La Unión Digital, ils enchaînent quatre jeux d'affilée pour gagner la première manche 6-2, et leurs adversaires commettent 14 fautes directes sur ce set et perdent trois fois leur service.
La différence arrive dans la seconde manche. Stupaczuk et Sanz prennent cette fois le service des numéros un au onzième jeu, selon La Unión Digital, et se retrouvent en position de relancer le match. La réponse est immédiate : contre-break, puis jeu décisif gagné 7-5. Padel Spain parle d'une paire qui « prolonge son règne », onzième titre de la saison et seizième finale en dix-huit tournois disputés ensemble.
Ce que ça change dans la lecture du duel
Deux victoires en sept jours contre les mêmes rivaux ne disent pas la même chose :
- Rotterdam raconte une finale gagnée sur la capacité à rattraper un départ raté. Les numéros un ont fait la différence à l'enchaînement de jeux.
- Düsseldorf raconte une finale où il a fallu gérer un moment de pression en fin de deuxième manche, et répondre sans trembler.
- Dans les deux cas, Stupaczuk et Sanz mènent 2-0 au départ et Coello et Tapia gagnent la première manche.
Pour Stupaczuk et Sanz, les chiffres sont à double lecture. Deux finales perdues de suite contre la meilleure paire du circuit ne sont pas un échec. Le second set de Düsseldorf prouve même qu'ils se rapprochent : à Rotterdam, aucun tie-break, à Düsseldorf un jeu décisif perdu 5-7.
La série continue
Rotterdam était déjà un terrain favorable : Padel Magazine présente ce succès comme un troisième titre de suite dans la ville néerlandaise, sans la moindre défaite sur place. Ce sont ces séries, plus que le score d'une finale, qui font la régularité d'une paire.
Avec Düsseldorf, Coello et Tapia alignent un troisième titre de suite sur le circuit après le Major de Paris et Rotterdam. Prochaine étape, le Milan P1 du 12 au 18 octobre.